Un croc-en-jambe de trop

20 juin 2020 à 11h48
Par Martin AGOUE

Les élections présidentielles prochaines au Bénin donnent de l'insomnie à l'opposition béninoise depuis quelques semaines. La goutte d'eau qui fait déborder le vase est l'obligation d'un parrainage de tout candidat à cette élection. Ce système oblige chaque candidat à s'appuyer sur des députés ou sur un groupe de maires et députés.

À en croire certains observateurs ce mécanisme du parrainage est un piège de plus ou une exclusion tactique pour mettre à l'abri tous les courants politiques qui manifestent leur intérêt à se présenter aux présidentielles.  Il est à noter que depuis quelques mois le code électoral connaît une série de peintures ou de vernis au point où on se demande si c'est un code électoral ou un programme de textes liturgiques qui changent avec des couleurs par périodes.

En soumettant le code électoral à une série de modifications par les députés, on a l'impression claire que la machine au pouvoir tient à tourner dans le sens de ses intentions ou intérêts. Alors la volonté de l'opposition pour mouiller ses maillots aux présidentielles se rétrécit de jour en jour à l'approche des consultations.

Au-delà de tout le président Patrice Talon peut toujours dire son dernier mot comme il joue le rôle d'arbitre et de capitaine. En tout cas il dispose encore de plusieurs moyens pour remporter les élections prochaines mais ce dernier croc-en-jambe ne donne aucune crédibilité à son système politique.

Par Martin AGOUE