Construire sans détruire, l'éditorial de Gabin Conrad

15 octobre 2019 à 11h31 - 605 vues
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Construire sans détruire.

Le sous-développement est d'abord une faiblesse sociale , un manquement lié au défaut de leadership. Il est facile de chercher les causes de nos faiblesses ou de nos retards ailleurs mais il convient d'ouvrir mieux les yeux pour comprendre mieux les enjeux et rattraper ce grand retard en matière de développement. L'Afrique ne peut sombrer dans un pessimisme exagéré en laissant de côté les urgences ou priorités qui m'interpellent après cette période d'affaiblissement économique. Il n'est pas question de refaire des démonstrations théoriques vieillissantes et stériles.

Le radicalisme n'est pas la solution qu'il faut. Nous assistons aujourd'hui à une recrudescence de vendeurs d'illusions. Les populations doivent rester éveillées pour éviter des situations plus douloureuses. Les expériences et l'histoire ont déjà prouvé l'inefficacité de ces stratégies de vengeances. Nous sommes d'accord que certains leaders politiques ont fortement contribué à l'appauvrissement de notre continent à travers des relations douteuses et ténébreuses avec l'occident. Tout ceci est du passé, il faut donc revoir les réalités en face et prendre les mesures nécessaires pour la reconstruction sans créer des zones de turbulences.

La relation entre la France et certains États africains sont trop robustes pour être coupées par les dents d'une génération agitée . Les intérêts sont difficiles à énumérer. Les défis de la mondialisation exigent le renforcement des relations pour l'équilibre des économies locales. L’Afrique francophone a intérêt à promouvoir les relations France-Afrique auxquelles elle est soumise par la nature des réalités sociales et historiques. Il faut donc que cette réalité soit reconnue pas les africains pour des solutions salutaires en vue de maintenir la stabilité sociopolitique et économique.

Des esprits qui remuent les cendres de discordes ou revanches par rapport à ce qui avait eu lieu dans le passé prouvent visiblement leur manque de discernement par rapport aux grands enjeux auxquels l'Afrique doit faire face au rythme des défis de la mondialisation. Les ressources premières ne sont pas uniquement des atouts suffisants pour sécuriser les économies locales, il faut y mettre la force des grandes puissances occidentales pour être à l’abri des secousses des extrémistes. La période que nous traversons exige une solidarité entre les nations et surtout le renforcement des relations entre nos partenaires étrangers Nos indépendance était juste des remises des certificats de subordination .

Tels des apprenants qui reçoivent des diplômes mais ne savaient pas encore à quoi cela leur servirait sans l'apport de leurs enseignants. Si les dites indépendances dans ces pays francophones étaient des véhicules, la France serait la route sur la laquelle ces véhicules vont rouler. Nous comprenons à travers cette explication que la France garde toujours un grand poids dans la balance. Il faut tout simplement réfléchir sur les stratégies d’une amélioration des relations avec la France pour un meilleur devenir de nos états.

Gabin Conrad AFANGNIDE

"Un Regard sur ce monde "