Les larmes sèches de Finagnon

04 octobre 2020 à 14h10 - 501 vues
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Les larmes sèches de Finagnon

Enfouie dans ses pensées, elle méditait sans intérêt, sans aucun goût. Ce passé mélancolique, ce passé rempli de douleurs et de chagrins.

Ce temps ou période de sa vie où elle était en proie à un déchirement moral. Un passé qui ne relatait que le venin contenu dans une partie de son destin. Elle lève parfois la tête en regardant plus profondément l'horizon.

C'est là elle retrouve la force de pouvoir renouveler son espoir. Au début de cette crise elle avait l'air de sombrer dans une sorte de porte de sortie.

En la voyant, je pensais à tous ceux qui sont encore sous le poids des douleurs visibles, plus aigües et grandissantes. Je pensais à ces femmes qui sont obligées de laisser les enfants seuls sur ces chemins d'écoles.

Ces enfants qui sont souvent la proie des hommes de mauvaises fois. Je pensais surtout à tout ce qui se déroule sous le chrono de la vie, cette grande absurdité en plein développement.

Je ne voudrais simplement pas citer tous ces phénomènes sociaux auxquels nos populations sont encore et encore confrontées malgré les puissances ou avantages des technologies.

Je suis en tout cas persuadé que nous vivons dans plusieurs mondes dans le grand monde malheureusement. Certains sont condamnés à tirer la charrue, d'autres avec allégresse jouissent des efforts que ces derniers effectuent.

Je ressortis dans mes réflexions en posant encore sur elle et là je me rendis compte qu'elle revenait de son voyage à la vue de ses enfants qui revenaient de l'école.

Elle rentrait dans ces pensées très souvent en méditant, en observant tous les drames qu'elle avait connus depuis son enfance et aussi en penssant à l'avenir de ses enfants, ses deux filles scolarisées et son benjamin qui reste accroché sur elle partout où elle allait.

Et son mari ? Une question que je me posais sans grande chance de trouver une réponse sans l'approcher. Des questions sans réponses sont énormes au milieu de ces drames. Mais comme c'est en Afrique, certaines personnes trouvent tout normal.

L'approcher pour poser des questions pareilles ressemblerait à une provocation. Il faut éviter de remuer le piment dans la sauce déjà très pimentée.

De loin, je me contentai de l'observer et d'écrire simplement ici pour vous donner un texte à lire.

Au fond de mes fictions, je remue et mûris mes réflexions pour sonder et évaluer les dégâts auxquels notre société africaine fait face ces dernières années. Merci d'accepter de plonger avec moi souvent dans ces méditations.

Gabin conrad Afangnide
"Un regard sur ce monde"